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RDC: AFEM plaide pour une participation effective des femmes au dialogue national

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Le 11 septembre 2026, le Président de la République Démocratique du Congo, Félix Tshisekedi Tshilombo, a promulgué l’Ordonnance n°26/136 portant institution, organisation et fonctionnement du Comité d’organisation du Dialogue national pour la paix, la cohésion et la refondation de l’État.


Ce comité a pour rôle de préparer les conditions nécessaires à la mise en place de la Commission préparatoire et à la tenue du Dialogue.

Parmi ses missions figurent les rencontres préalables avec les différentes composantes ainsi que l’identification des besoins matériels, financiers, techniques, sécuritaires, logistiques, communicationnels et protocolaires indispensables au processus.


Depuis la publication de cette ordonnance, les réactions se multiplient dans la classe politique et sociale : certains acteurs la soutiennent, d’autres s’en désolidarisent. Toutefois, tous manifestent leur volonté de participer, mais posent des préalables.


Ce Dialogue intervient après plusieurs autres déjà organisés dans le pays lors des différentes crises politiques et sécuritaires.

Le faible taux de participation des femmes à ces assises a toujours été critiqué.


Tout en saluant cette initiative qui pourrait contribuer à ramener la paix à l’Est et renforcer la cohésion nationale, l’Association des Femmes des Médias (AFEM) rappelle qu’il est indispensable de préparer le Dialogue en tenant compte de la participation des femmes.

Elle insiste sur un processus inclusif et sensible au genre.

Pour cette organisation de défense des droits des femmes, cette étape doit être l’occasion de placer l’inclusivité au cœur du processus.


L’AFEM plaide notamment pour que les femmes soient représentées valablement au sein de la Commission préparatoire, mais également dans les différentes consultations et autres espaces qui seront organisés dans le cadre du Dialogue.


Selon Madame Julienne Baseke, citée par la cellule de communication de l’AFEM :

« La participation des femmes ne devrait pas se limiter à leur présence dans les salles de consultation. Elle doit leur permettre de porter leurs propres préoccupations, leurs propositions et leur vision de l’avenir de la République Démocratique du Congo ».


L’AFEM invite également les médias ayant adhéré à la Charte d’intégration du genre dans les médias à se mobiliser autour de cet enjeu.

Elle les encourage à contribuer à la promotion d’un processus médiatique qui donne une place aux voix féminines et veille à la représentation des femmes dans les débats consacrés à l’avenir du pays.


Une attention particulière devrait être accordée aux médias de l’Est de la RDC, notamment aux médias féminins, dont l’expérience et la proximité avec les communautés constituent des atouts pour informer, sensibiliser et favoriser la participation des populations au processus, martèle l’organisation.


L’AFEM souhaite voir les femmes de l’Est de la RDC se mobiliser pour réfléchir sur leurs priorités et élaborer un cahier des charges commun.


« Ce document pourrait notamment porter sur les besoins prioritaires des femmes, leurs attentes en matière de paix et de sécurité, leur participation à la gouvernance ainsi que leur vision de la refondation de l’État », indique Julienne Baseke.


Le plaidoyer porté par l’AFEM vise à corriger les erreurs du passé, qui ont relégué les femmes au second plan.

Alors que cette couche sociale contribue par tous les moyens à la paix et à la cohésion, elle se voit trop souvent écartée des assises de ce genre.


Les organisations féminines et les acteurs des droits des femmes dénoncent régulièrement ce qu’ils qualifient de « trompe-l’œil » des politiques, qui fabriquent des représentantes de façade.


Les véritables problèmes, aspirations et propositions des femmes ne sont pas exprimés dans ces dialogues.

Ce traitement continue d’alimenter les interrogations sur les multiples discours tenus par les autorités au pouvoir, qui affirment vouloir inclure les femmes dans tous les processus, mais peinent à appliquer les textes légaux et les traités ratifiés par la RDC sur la parité et la participation des femmes à la gestion de la chose publique.



Ézéchiel Mushagalusa


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